Le
G10 devient "Union syndicale Solidaires" et appelle au
"non"
Le
3ème congrès de l'Union syndicale Solidaires
s'est tenu les 7 et 8 décembre à Bobigny.
Rassemblant plus de 400 délégués venant
de 36 organisations nationales professionnelles et de 52
structures géographiques interprofessionnelles
locales, ce congrès a permis de franchir une
étape dans la construction et le développement
de l'Union.
Le congrès a adopté une réorganisation
importante de l'Union en créant un Comité
national, regroupant structures professionnelles et
interprofessionnelles, chargé de définir ses
grandes orientations, qui se réunira trois fois par
an. Un Bureau national se réunissant une fois par
mois sera chargé de leur mise en œuvre et un
Secrétariat national assurera le suivi quotidien de
l'intervention de l'Union.
La présence importante de structures issues du
secteur privé a permis que s'engage un débat
sur les obstacles mis à la syndicalisation, notamment
à cause des règles actuelles de
représentativité. Ces obstacles se retrouvent
dans la Fonction publique avec le refus du Conseil d'Etat,
motivé par des considérations purement
politiques et contre l'avis du Commissaire du gouvernement,
d'accorder un siège à l'Union au Conseil
supérieur de la Fonction publique.
Au-delà, le congrès a fait le point sur
l'offensive patronale et gouvernementale actuelle et les
difficultés pour le mouvement syndical, et plus
largement le mouvement social, d'être en
capacité d'imposer des solutions alternatives aux
projets néolibéraux. Le congrès s'est
prononcé contre le projet de traité
constitutionnel et a décidé que l'Union
syndicale Solidaires devait s'engager dans une campagne pour
le refus de cette constitution libérale.
Le congrès a décidé de s'inscrire dans
l'appel à la manifestation européenne du 19
mars 2005 à Bruxelles issu du dernier Forum social
européen. Il appelle les salariés à se
mobiliser massivement à cette occasion. Il appelle
à la création, dans toutes les villes de
France, de cadres unitaires regroupant forces syndicales et
associatives afin de préparer cette manifestation et
d'organiser les départs collectifs pour Bruxelles,
créant ainsi une dynamique de mobilisation favorisant
le succès de cette initiative.
Enfin le Congrès a marqué sa solidarité
avec les faucheurs volontaires d'OGM face à un
gouvernement qui préfère la répression
à l'écoute de l'opinion publique.
Marquant symboliquement le passage à une nouvelle
étape de son histoire, le congrès a
décidé d'abandonner l'appellation G10 pour
adopter celle d'Union syndicale Solidaires.
Communiqué
du 9 décembre 2004
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